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  • Le rêveur – Victor Hugo

    « Oui, je suis le rêveur ; je suis le camarade
    Des petites fleurs d’or du mur qui se dégrade,
    Et l’interlocuteur des arbres et du vent.
    …
    J’ai fini, grâce au calme en qui je me recueille,
    À force de parler doucement à la feuille,
    À la goutte de pluie, à la plume, au rayon,

    Par descendre à ce point de la création,
    Cet abîme où frissonne un tremblement farouche,
    que je ne fais plus même envoler une mouche.
    …
    Le lys prude me voit approcher sans courroux,
    Quand il s’ouvre aux baisers du jour ; la violette
    La plus pudique fait devant moi sa toilette ;

    Je suis pour ces beautés l’ami discret et sûr
    Et le frais papillon, libertin de l’azur,
    Qui chiffonne gaîment une fleur demi-nue,

    Si je viens à passer dans l’ombre, continue,
    Et, si la fleur se veut cacher dans le gazon,
    Il lui dit: «Es-tu bête ! Il est de la maison.»

    Victor Hugo

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Retraité voyageur, pour le plaisir des mots et des images

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