bernard sublet

  • Une vue d’ensemble du site
  • Menu en images
  • La peine – Maurice Carême

    On vendit le chien, et la chaîne,
    Et la vache, et le vieux buffet,
    Mais on ne vendit pas la peine
    Des paysans que l’on chassait.

    Elle resta là, accroupie
    Au seuil de la maison déserte,
    A regarder voler les pies
    Au-dessus de l’étable ouverte.

    Puis, prenant peu à peu conscience
    De sa forme et de son pouvoir,
    Elle tira d’un vieux miroir
    Qui avait connu leur présence,

    Le reflet des meubles anciens,
    Et du balancier, et du feu,
    Et de la nappe à carreaux bleus
    Où riait encore un gros pain.

    Et depuis, on la voit parfois,
    Quand la lune est dolente et lasse,
    Chercher à mettre des embrasses
    Aux petits rideaux d’autrefois.

    Maurice Carême

←Page Précédente
1 … 22 23 24 25 26 … 408
Page Suivante→

Retraité voyageur, pour le plaisir des mots et des images

Si vous désirez suivre ce blog, inscrivez votre adresse mail ci dessous.
Vous recevrez un message à chaque parution

Rejoignez les 122 autres abonnés

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

 

Chargement des commentaires…
 

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.

    • S'abonner Abonné
      • bernard sublet
      • Rejoignez 48 autres abonnés
      • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
      • bernard sublet
      • S'abonner Abonné
      • S’inscrire
      • Connexion
      • Signaler ce contenu
      • Voir le site dans le Lecteur
      • Gérer les abonnements
      • Réduire cette barre