Frémissements – Nourr Edine

Qu’y-a-t-il dans ce cœur
pour qu’il ne se contente jamais
du temps passé à respirer
le parfum de sa présence ?
Lui faut-il mourir pour qu’enfin
l’esprit se libère de cette hantise,
celle qui habite son silence
quand il se repose et arrive
entre deux battements à voir
entre la joue et le sourcil
la flamme qui l’apaise et le martyrise ?

Ne sait-il trouver son calme
que quand le baiser l’enchante ?

Il vit, en équilibre, sur ce sourire
qui, un jour, lui dessina le paradis.

Quand le sommeil devient torpeur
il continue, inlassablement, à battre
comme pour répéter son prénom,
comme pour se défendre de l’oubli
comme pour se sentir vivre
en attendant la lumière du jour,
quand elle viendra allumer en lui,
ces incendies qui ravagent
tout ce, en quoi, il a, toujours cru.

En elle, pour lui, il y a l’amour
tempête de crainte et vent de peur
qu’un jour, en se retournant,
elle ne sera pas là, ne sera plus là !

Qu’adviendra-t-il du rêve qu’il concocte
à l’abri des jalousies assassines ?
que sera-t-il sans elle pour lui dire
qu’il faut mordre dans la vie qui arrive
comme on croque le fruit des saisons ?

Avec elle, battre, c’est distiller la vie
au pollen fragile qui parfume l’espérance.
sans elle, battre devient lourd et inutile.

Sa tête repose sur sa poitrine et il s’étonna
quand elle lui murmura avec douceur
« Pourquoi écouter battre ton coeur
est un remède qui guérit le mien
de cette peur, que j’ai, à te perdre ? »

Nourr Edine


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